Récits-recettes de Saint-Camille
Récit des conseils d’établissement « virtuels »
Par Richard Desjardins, directeur de l’école Christ-Roi de Saint-Camille, de l’école Hamelin de Wotton et de l’école Notre-Dame-de-Lourdes de Saint-Adrien

Une première au Québec : les trois conseils d'établissement (CÉ) du projet "Les Sources en Réseau" (écoles primaires Hamelin de Wotton, Christ-Roi de Saint-Camille et Notre-Dame-de-Lourdes de Saint-Adrien) tiennent, depuis quelques années déjà  leurs  rencontres mensuelles le même soir, à la même heure et la direction de ces trois écoles est « présente » à chaque endroit.

Ce projet singulier au Québec est mené par la direction de l'école en collaboration avec les trois présidentes des CÉ concernés ainsi qu’une équipe de chercheurs universitaires associés au projet Écoles éloignées en réseau (ÉÉR).

Lors de la séance des trois conseils d’établissement en réseau, des périodes d'informations communes alternent avec d'autres périodes menées localement. Chacun des conseils pouvant joindre, à tout moment, la direction pour obtenir des précisions sur les sujets traités.

Éléments

Une activité novatrice qui n'aurait pu avoir lieu sans l'ensemble des ingrédients suivants :

  • Les technologies de l’information grâce entre autres au tableau numérique interactif, à une caméra de qualité, un micro de type « tortue », la vidéo conférence, etc.
  • L’apprentissage par quelques  membres des CÉ, du programme de vidéo conférence VIA.
  • L’innovation en trouvant une façon, administrativement viable, de gérer les trois écoles sans recourir à l’institutionnalisation habituelle.
  • Le leadership partagé en établissant un partage des responsabilités de la bonne marche des rencontres entre les présidences des trois CÉ et la direction d’école.
Recette

Gâteau chocolat mayonnaise
Recette proposée par Richard Desjardins, directeur de l’école Christ-Roi, de l’école Hamelin et de l’école Notre-Dame-de-Lourdes

Ingrédients

  • 2 t. de farine non tamisée
  • ⅔ t. de cacao non sucré
  • 1 ¼ c. à thé de soda à pâte
  • ¼ c. à thé de poudre à pâte
  • 1 ⅔ t. de sucre
  • 3 œufs
  • 1 c. à thé de vanille
  • 1 t. de mayonnaise
  • 1 ⅓ t. d’eau

Préparation
Beurrer et enfariner le fond de 2 moules à gâteau ronds de 9 pouces. Dans un bol moyen, mélanger ensemble les 4 premiers ingrédients. Mettre de côté. Dans un grand bol, battre à grande vitesse les 3 ingrédients suivants pendant 3 minutes jusqu’à ce que le mélange soit léger et mousseux. Gratter les parois du bol. Réduire la vitesse et ajouter la mayonnaise. Ajouter le mélange de farine en 4 fois, en alternance avec l’eau en commençant et en finissant par la farine. Verser dans les moules préparés. Cuire au four à 350° F. pendant 30 à 35 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré dans le centre en ressorte propre. Refroidir pendant 10 minutes dans les moules. Démouler et refroidir sur des grillages. Glacer au goût. Garnir de tranches d’amandes. 

Récits-recettes de Saint-Camille
Récit de la transformation de l’église
Par Michaël Pinard

Je suis présent dans le projet depuis le début en 2006, alors que j’étais marguiller. Ensuite en tant que président de la Fabrique.

La recette que j’ai choisie c’est les biscuits au gruau et aux raisins de ma mère et ma grand-mère. Pourquoi? Parce que j’aime les biscuits! J’ai appris cette recette très jeune. Elle a été transmise à ma mère par ma grand-mère et ma mère m’a toujours dit qu’elle faisait ces biscuits-là quand elle était enceinte de moi et que c’est probablement ça qui m’a donné le goût des biscuits!

Le lien que je fais entre le projet de l’église et les biscuits, c’est que les églises au Québec, comme les biscuits au gruau, c’est un peu une histoire de famille : elles ont été construites par nos ancêtres et dans les années 1900, toutes les familles du Québec allaient à l’église. Un autre lien, c’est que les biscuits au gruau et aux raisins, c’est une recette qu’on retrouve partout au Québec, mais avec des petites variantes dans les recettes. Comme les églises. On en retrouve partout au Québec, mais chacune a sa couleur, ses particularités. Ce qui rend le dossier des églises très intéressant.

Récit

En 2006, on s’est rendu compte que la Fabrique avait de la difficulté à boucler son budget et que la pratique religieuse était en déclin. Quand on a souligné le 125e anniversaire de l’église, nous en avons profité pour questionner les gens sur ce qu’ils voulaient faire avec l’église. Il y a eu plusieurs assemblées publiques, ce qui nous a permis de constater l’ouverture des gens pour qu’il y ait autre chose que la pratique du culte dans l’église. Nous avons créé un comité élargi avec des gens de tous horizons pour déterminer les besoins dans la communauté et proposer d’autres utilisations pour le bâtiment. On a créé le projet tranquillement, en s’assurant constamment que la population était d’accord ainsi que les acteurs comme la municipalité et la Fabrique. 

La population a exprimé les besoins suivants : conserver un lieu de culte, offrir un espace pour la bibliothèque, avoir une salle communautaire qui serve à la fois de gymnase pour l’école vu la hauteur des plafonds de l’église et qui puisse accueillir des petits groupes communautaires comme la FADOQ et la Bonne entente. Dans l’espace qui était autrefois la sacristie, on retrouve maintenant la bibliothèque avec le bureau de la Corporation de développement et le chœur est maintenant le lieu de culte où les paroissiens se rassemblent le dimanche. Annexé au chœur, on retrouve une petite sacristie qui sert de bureau pour la Fabrique et d’espace de rangement pour les objets de culte. La nef et les transepts vont servir de grande salle communautaire multifonctionnelle et de gymnase pour l’école. Sous le jubé, on va retrouver une plus petite salle, les services d’accueil, les toilettes, un vestiaire, une cuisine et un bar.

Tout a été pensé pour que ce soit le plus multifonctionnel possible, il n’y aura pas d’usages uniques. Donc une partie du chœur peut servir en même temps de scène lors de la diffusion de spectacles ou de conférences par exemple.

Éléments
  1. Prendre le temps
    On a toujours essayé d’être le plus consensuel possible et de laisser le temps aux décisions de faire leur chemin, de faire leur place dans le cœur des gens pour ne pas les brusquer. Le bâtiment de l’église a 130 ans maintenant, il a été construit par les parents, les grands-parents et les arrière-grands-parents des gens d’ici. Nous voulions être très respectueux et ça allait de soi de laisser le temps au temps de faire son travail et d’amener les gens vers une réflexion sur la préservation du bâtiment. Nous voulons tous garder l’église belle et intacte comme elle l’est actuellement. Mais si on veut la conserver dans le futur, il faut qu’on la rende plus multifonctionnelle, donc plus accessible pour tout un chacun.
  2. Volontariat
    Plusieurs étapes ont été réalisées par des gens qui ont mis la main à la pâte et sur différents aspects : sur la transformation, l’aménagement du chœur, la vente des bancs, donc la transformation des bancs doubles pour en faire des bancs simples. Et finalement, l’implication sur le comité : nous avons eu de multiples rencontres du comité où des gens se sont rendus disponibles. Également pour les activités de levées de fonds. Autant pour l’organisation que pour la participation aux activités.
  3. Leadership
    Plusieurs personnes ont pris à cœur cette cause-là et l’ont portée à un moment ou à un autre. Je l’ai fait un bout, mais à certains moments, ça passait au 2e plan et il y avait des gens qui se portaient volontaires, qui avaient des idées. Il y avait toujours des gens qui ont exercé un leadership à travers leurs réseaux pour intéresser le plus de gens possible à la problématique de l’église. 
Recette
  • 2 t. de farine
  • 2 t. de flocons d’avoine
  • ½ t. de sucre
  • ½ t. de cassonade
  • 1 c. à thé de poudre à pâte
  • 1 t. de graisse
  • Canelle / muscade au goût
  • 1 t. de raisins secs
  • ⅓ t. de lait
  • 1 œuf battu
  • 1 c. à thé de vanille

Mélanger la farine, les flocons d’avoine, le sucre, la cassonade et la poudre à pâte. Ajouter la graisse et bien mélanger. Ajouter le reste des ingrédients. Cuire au four, à 350° F. durant 8 à 12 minutes.

Récits-recettes de Saint-Camille
Récit d'Inode Estrie
Par Katherine Gouin, agente de développement des communautés pour Inode Estrie

Ma recette, c’est un émincé au cari. Ça prend de la poitrine de poulet bio heureux bien sûr, de l’ail du jardin, un peu d’oignon, un peu d’huile d’olive, de la farine, du cari et l’ingrédient qui ramasse tout ça, c’est la crème qui donne une onctuosité à la fin. C’est divin! Ça se sert avec des pâtes ou du riz, une bonne bouteille de vin et des amis bien sûr!

Le lien entre mon travail et la recette, c’est que ça goûte bon. Quand notre recette est bonne, on a envie de recevoir des gens à souper chez nous, donc d’accueillir des gens à venir s’établir chez nous. En plus, quand c’est bon, on a envie d’y goûter nous mêmes! C’est une recette que j’ai apprise en Suisse, donc j’y vois aussi une ouverture à l’autre. Parfois, il y a des trésors cachés chez les gens qu’on rencontre, ce qui rappelle l’importance de s’ouvrir aux gens et aux communautés.

Inode Estrie est une stratégie régionale pour favoriser l’accueil et l’établissement de nouvelles populations sur tout le territoire de l’Estrie. C’est divisé en 2 volets : un volet référencement de jeunes, pour leur donner un coup de pouce pour se trouver des stages, de l’emploi ou les aider à s’établir. Ce volet est mené en collaboration avec les agents de migration de l’Estrie. L’autre volet, c’est l’accompagnement de municipalités : on travaille avec des municipalités sur leur potentiel attractif pour qu’elles puissent accueillir encore mieux les gens sur leur territoire.

Éléments
  1. Solidarité
    La solidarité appelle à l’entraide, à l’échange et à l’accueil de l’autre.
  2. Vision
    Quand on a une vision commune, ça nous aide à avoir des objectifs, à travailler sur les difficultés et les problématiques qui surviennent. Ça aide aussi à les prévenir.
  3. Intelligence collective
    Quand on est capable d’aller chercher les forces de chacun, de les mettre ensemble et au profit de l’objectif à atteindre, ça se résume bien en disant que tout seul on peut aller vite, mais ensemble on peut aller pas mal plus loin.
Récits-recettes de Saint-Camille
Récit de la FADOQ
Par Huguette Jarret

La FADOQ, c’est la Fédération des aînés du Québec. On s’occupe des loisirs, de la culture et de la défense des droits des aînés.

J’ai choisi la recette de tarte au sucre. Le dessert, c’est la dernière étape d’un repas, comme pour les aînés qui vivent la dernière étape de leur vie. La tarte au sucre c’est doux, c’est onctueux. Et les aînés, il faut les traiter doucement. De plus, le dessert, ça rassemble, comme la FADOQ, où on prend le temps de savourer entre autres, la tarte au sucre. Mais on souhaite aussi que les aînés prennent le temps de savourer la dernière étape de leur vie. Ça donne le goût d’y revenir, comme on a le goût de revenir à la FADOQ. Quand on organise des activités, les gens veulent revenir, pour se ressourcer. En plus, dans ma recette il y a de la crème : pour moi les aînés, c’est de la bonne crème!

La FADOQ organise 4 activités par années à Saint-Camille:

  • Un premier rassemblement à l’automne pour se dire bonjour et remettre les cartes de membres.
  • À Noël, on organise un souper pour rassembler les gens.
  • On organise une activité de cabane à sucre et on en profite pour tenir l’assemblée générale annuelle de la FADOQ.
  • Et finalement, on organise un souper pour fêter les pères et les mères à la fin du mois de mai.

Il y a quelques dossiers sociaux en marche, entre autres en lien avec la défense des droits des aînés. On offre un soutien aux ainés dans ces dossiers-là.

J’aime beaucoup travailler avec les aînés, ce sont des gens qui m’apportent énormément.

Éléments
  1. Lieu de rencontre
    Les aînés n’ont pas souvent de grandes sorties, d’occasions de se rencontrer. Le lieu de rencontre devient important dans ce contexte.
  2. Solidarité
    C’est très important de s’aider les uns les autres. J’ai été très impressionnée par la solidarité qui existe à Saint-Camille, quand je suis arrivée ici.
  3. Prendre le temps
    Dans la vie, on court, on court, on court. Et rendu à cet âge-là, on a le temps de prendre le temps. Pour y arriver, on peut prendre le temps de vivre pleinement ce qu’on a à vivre.
Recette

Tarte au sucre

  • 2 t. de cassonade
  • 1 t. de sucre
  • 2 t. de crème 35 %
  • 4 c. à table de farine
  • 1 œuf
  • Vanille

Mélanger le tout et mettre dans une croûte à tarte non cuite. Cuire à 350° F. pendant 30 minutes. Donne une grande tarte de 9 po.